Comment avancer quand la vie nous challenge?
- mogo o
- 17 mars
- 5 min de lecture
Quand nos émotions prennent le dessus, quand la seule chose qu’on a envie de faire, c’est de rester sous la couette, comment ne pas se laisser envahir et avancer.
Ces dernières semaines, c’est un thème assez récurrent dans mes discussions avec mes clientes et dans mes réflexions.
C’est aussi une question que je me suis beaucoup posée. Et en ces temps de rétrograde et d’éclipses, je pense que beaucoup se sentent secouées émotionnellement (me too).
Bien entendu, la réponse n’est pas linéaire, il y a différents niveaux et couches :
Le premier niveau concerne la gestion de nos émotions.
Très souvent, il n’est question ‘que de ça’, quand la vie nous challenge, un flux d'emotions apparaît. Quand on se sent submergée, paralysé et qu’on essaie de noyer nos ressentis, c’est parce qu’on ne se sent pas en sécurité et que ces émotions sont inconsciemment vu comme des menaces au choix on : lutte, gèle sur place, fuit.
Pour pouvoir continuer de fonctionner dans ces moments challengeants, il est important de comprendre nos émotions, et être en capacité de les accueillir et de se sentir en sécurité à l’intérieur de nous. Mais aussi de savoir ce qui nous fait du bien pour transmuter cette énergie et ne pas la garder bloquée.
Je suis quelqu’un d’hyper émotionnel et sensible et la manière dont j’ai appris à gérer mes émotions ? Les cacher et me laisser envahir par elles…
Tellement que pendant longtemps, je me suis identifiée à ces émotions et qu’elles me rendaient tellement fragile que je me fermais complètement, je pouvais tout laisser tomber pendant des heures, voir des journées entières et mon mécanisme était de fuir et de faire des activités qui me permettaient de m’évader et d’éviter de les ressentir insert : weed, divertissements comme série, film, réseaux sociaux…
La vérité, c’est que je pense que la majorité d’entre nous a ses propres addictions quand l’incapacité de faire face à ses émotions nous submerge, et ça n’a pas à être des substances… Scroller pendant des heures sur les réseaux et griller son cerveau avec des informations inutiles, c'est un type d’addiction, aller ‘boire des coups’ juste pour ‘ penser à autre chose’ peut-être un type d’addiction, le sport à outrance aussi bref.
Quand personne ne t’a appris à comprendre et gérer tes émotions, ce qui est le cas pour la majorité d’entre nous, faire face à des émotions et situations difficiles nous renvoi donc aux manières de coopérer qu’on a toujours eu.
Le truc, c’est que nous sommes humains et si on n'est pas en capacité de vivre nos émotions et de les comprendre, la vie devient difficile! Nos relations aussi et ajoute à ça le fait d’être entrepreneur et donc que tu es ton propre patron, ça peut rapidement ressembler à des montagnes russes et une inconsistance énorme et donc une difficulté à avancer et à avoir de la stabilité.
Le second niveau, qui est à nuancer et je vais l’expliquer, c’est qu’il faut apprendre à être son propre leader et à apprendre à compartimenter.
Comme beaucoup d’entre vous, je pense, j’ai mille et une histoire et expériences de vie difficile et depuis mes 2 dernières années de fac, j’ai dû apprendre à m’auto motiver, me structurer et trouver la force pour pouvoir avancer :
Ruptures, pertes, moments de douleurs intenses, deuils… You name it. En 2021, j’ai fait face à des moments très challengeant et de douleurs intérieure tellement intenses que je passais des journées recroquevillé dans mon lit à pleurer.
J’ai été de nombreuses fois vraiment reconnaissante d’être à mon compte pour prendre l’espace et le temps dont j’avais besoin certains jours. Parce que face à certaines choses que l’on vit, c’est clairement nécessaire. On ne peut pas juste foncer la tête dans le mur sans avoir le temps de process, ça amène au burn-out, à la maladie ou à se réveiller un jour et ne pas comprendre ce qui nous arrive…
Donc prendre du temps et vivre ses émotions SONT NECESSAIRES.
Puis en 2022, j’ai décidé de tout quitter et de partir vivre à l’étranger pour commencer un nouveau chapitre de ma vie et les challenges et difficultés ont pris une autre forme. Mais la relation dans laquelle je suis m’a aussi beaucoup appris sur cette gestion d’émotion. Elle m’a forcé à y faire face, parce qu’au début à la moindre émotion inconfortable, je passais 2 jours renfermée sur moi-même et en colère d’être en incapacité de communiquer ou de me comprendre. (reconnaissance ultime pour la patience et l’amour sans faille de mon mari quand même moi, j’avais du mal à m’aimer…)
Avec le temps, j’ai appris 3 choses :
1- Je ne suis pas mes émotions: j’ai appris à comprendre qu’elles ont toujours un message à me faire passer et que je dois apprendre à les questionner et les écouter
2- Je sais de quoi j’ai besoin pour les dépasser : sortir, marcher, sport, respiration etc.
3- En tant que cheffe de mon entreprise, je dois apprendre à compartimenter parce que sinon je ne vais jamais avancer.
Il y a moi et moi qui est à la tête de mon entreprise. Et on doit apprendre à se mettre dans la peau de cette personne/de cet archétype.
C’est vraiment une danse entre écouter nos besoins, mais pas se perdre dedans.
Et quand on a des soucis dans notre vie perso ? Je pense que c’est comme quand on a des enfants et qu’ils ont besoin de nous, on compartimente, on est présent malgré tout, on ne leur dit pas ‘ah non désolé, je ne suis pas d’humeur et je n’ai pas la motivation aujourd’hui …’ Et notre entreprise, on doit la traiter de la même manière!
Tout cela étant dit, le troisième niveau :
C’est que l’élément humain est essentiel à prendre en compte, la vie arrive et on n'est jamais à l’abri. C’est donc important de planifier en ayant ça en tête.
Comment est-ce qu’on peut s’organiser, structurer et se financer quand dans les moments qui nous demandent de prendre du temps, du recul ou juste que l’on a besoin d’être présent pour nos familles, nos amis, nos enfants ou nous-même ?
La réponse fait bien entendu l’objet de bien plus qu’une newsletter, parce que ça demande de structurer son entreprise, ses offres et ses finances. Mais elle est à se poser.
J’adore l’idée d’une de mes mentors de créer ce qu’elle appelle un fuck off fund, appelez le comme vous voudrez, mais l’idée, c’est d’avoir votre propre fond d’assurance.
Il vous permet de prendre du temps si vous avez des soucis familiaux et besoin de faire une pause, si vous décidez de devenir parents, que vous voulez arrêter de travailler pendant 6 mois ou de ralentir, ou même si vous avez envie de partir faire le tour du monde pendant des mois !
Personnellement, je l’ai mis en place, parce qu’après avoir été proche du burn-out y’a 2 ans, j’avais vraiment besoin de prendre de l’espace, de ralentir, de me faire accompagner. J’ai beaucoup de reconnaissance pour le fait d’avoir pu ralentir pendant 6 mois et de très peu travailler. Et je sais que dans le futur, il va y avoir des moments où j’aurai envie et besoin de ralentir.
J’espère que ces mots pourront vous offrir des clefs et vous accompagner dans les moments où la vie vous challenge 💫🫶
Commentaires