Procrastination - la peur qui t'empêche d'avancer
J'ai écouté récemment un podcast où l'invité a partagé une définition de l'enfer qui, si on passe deux minutes à y réfléchir, est assez angoissante... ça disait :
« L'enfer, c'est lors de ton dernier jour sur Terre, lorsque la personne que tu es devenue rencontre la personne que tu aurais pu être. »
C'est assez angoissant de se dire qu'on a tout ce potentiel, toutes ces possibilités, toute cette vision, qu'on a tellement de choses en nous... Et qu'en fait, on s'arrêterait, on s'empêcherait de faire les choses, d'utiliser notre plein potentiel parce qu'on a des peurs.
C'est le grand fléau de la vie d'un humain, mais aussi l'une de nos plus grandes sources de croissance.
Parce qu'à cause de nos peurs, on arriverait à la fin de notre vie et on se rendrait compte qu'on a perdu tellement de temps, tellement d'opportunités d'être soi, de prendre son propre chemin, de faire les choses qui nous font vibrer...
Je ne sais pas pour toi, mais c'est franchement angoissant !
Honnêtement, on a tous ces combats intérieurs contre nos peurs ; on ne fait pas les choses parce qu'intérieurement, inconsciemment, on pense que ça nous garde en sécurité.
On pense aussi que le combat est contre la procrastination, mais c'est vraiment contre les récits qu'on se raconte au quotidien, qu'on s'est créés et qu'on se crée toujours aujourd'hui.
Contre les parts de nous qui ne se sentent pas assez bien, qui pensent que ce n'est pas possible, qui ont besoin d'un plan en 37 étapes pour commencer ou avancer.
Alors oui, pour débloquer tout ça, il y a un travail profond à faire sur les histoires justement qu'on a intégrées, sur nos peurs, notre sentiment de sécurité intérieure.
Mais il y a aussi les actions qu'on peut prendre au quotidien et, en fait, sans ces actions-là, on peut faire tout le travail du monde.
Rien ne va changer.
Qu'est-ce qu'on peut faire au quotidien ?
Se créer ce sentiment de sécurité au travers de pratiques corporelles quand on est dans une situation d'inconfort, être conscient des narratifs qu'on a (qu'est-ce qu'ils nous disent ?) et écouter ce que nous dit notre cœur aussi.
Souvent, forcément, ils sont en opposition parce que le cœur, il a envie d'y aller, il a plein de choses à partager. Il y a tout le potentiel qui est là.
Et le mental va nous arrêter.
On discutait hier avec mon mari de l'énormité et de l'inconscience des choix qu'on a faits dans nos vies, mais surtout dans notre vie commune : lui en me disant de venir vivre en Turquie et de nous marier, et moi d'accepter et de tout quitter sans vraiment réfléchir alors que sa situation de vie était instable (et la mienne aussi d'ailleurs, car je venais de lancer mon activité à peine 2 ans avant.) et que techniquement on ne se connaissait pas vraiment.
Et comme je lui disais, heureusement qu'il y a plein d'informations et de détails (assez importants) qui ont échappé à notre mental et qu'on a pris la décision parce que c'était juste, parce qu'on a écouté nos cœurs.
Et, n'est-ce pas ça après tout, le but de la vie ?
Expérimenter, sauter dans le vide, se sentir pleinement vivant, échouer, réussir, complétement changer de vie, de routine, se mettre à nu, dépasser nos limites ... Pour vivre des aventures qui nous font grandir ?
Alors, quand l'envie te prend de procrastiner, de te dire « demain », de te trouver toutes les excuses du monde pour ne pas avancer sur ce qui te fait vibrer, ou prendre la décision qu'il faudrait même si elle fait peur, rappelle-toi de cette phrase:
L'enfer, c'est de rencontrer, à la fin de notre vie, la personne qu'on aurait pu devenir et qu'on n'est pas devenue parce qu'on a juste écouté nos peurs.
Et rappelle-toi que les peurs, elles sont juste ça: des narratifs intangibles et inconscients, pas une réalité.
With Love
Merci d'avoir lu Les chroniques de Morgane !
Abonnes toi dès maintenant pour recevoir mes articles directement dans ta boite mail 💌

Commentaires